Un additif propreté soupapes essayé sur mon moteur au GPL

·

·

Additif propreté soupapes appliqué sur moteur GPL en gros plan ultra-réaliste

L’additif propreté soupapes a glissé dans le goulot, à l’aire de Mâcon-La Salle, pendant que le moteur tournait encore tiède. Je tenais le flacon de 19 euros d’une main, et j’ai été convaincue de tenter le coup quand le ralenti avait hésité deux matins de suite. J’ai appris à regarder le geste, puis le moteur. Je suis partie avec mes deux adolescents, un plein d’essence fraîche et 400 km d’autoroute devant moi, pour voir ce qui bougeait vraiment.

Comment j’ai organisé ce test en conditions réelles sur ma voiture gpl

Ma voiture roule en bicarburation, avec des trajets de ville, de campagne et des pointes sur voie rapide. En semaine, je la laisse très peu sur l’essence, et c’est justement ce point qui m’a mise en alerte. Avec mes deux adolescents à bord, je me suis retrouvée à entendre un petit ralenti irrégulier à froid, puis un fonctionnement plus net quand le moteur chauffait. Le contraste m’a paru assez net pour tenter un plein de service, pas une réparation miracle.

J’ai versé un flacon de 250 ml dans 26 litres d’essence, puis j’ai rempli le réservoir à moitié avant de partir. Je suis restée en mode essence pendant tout le trajet autoroutier de 400 km, sans autre modification. J’ai noté l’heure du départ, 7 h 40, puis je me suis arrêtée seulement pour refaire le plein et vérifier l’allure du ralenti. Je voulais un protocole simple, avec le moins de variables possible.

Passionnée de mécanique, j’ai pris mes notes avec un compte-tours portable et mon carnet de bord. J’ai relevé le ralenti à 820 tr/min au départ, puis à 780 tr/min après une longue montée en température. J’ai aussi écouté le moteur au feu rouge, surtout sur les reprises légères autour de 1 800 tr/min. Le ressenti comptait, mais je voulais le croiser avec les bougies après coup.

J’ai cherché à séparer l’effet du produit de deux choses très trompeuses. D’abord, l’essence fraîche, qui peut déjà adoucir un fonctionnement un peu haché. Ensuite, le roulage prolongé, qui aide un moteur GPL à voir enfin un peu d’essence pendant une vraie durée. J’étais sûre de moi au départ, puis j’ai compris que ces deux paramètres pouvaient me raconter une autre histoire que le flacon lui-même.

Ce que j’ai constaté au volant et sous le capot pendant et après le trajet

Sur les 100 premiers kilomètres, j’ai senti un démarrage plus franc que le matin précédent. Le ralenti a paru un peu plus rond, et les petits trous à bas régime se sont faits plus discrets quand je relançais en sixième. J’ai noté la différence surtout entre 1 700 et 2 000 tr/min, là où ma voiture hésite d’habitude un peu quand elle tourne peu à l’essence. Je ne parlerais pas de transformation, juste d’un moteur moins brouillon sur cette plage.

Après 200 km, je me suis dit que le test commençait à tenir ses promesses, puis j’ai voulu vérifier à la fin sans me raconter d’histoire. Je suis rentrée avec un moteur un peu plus rond au ralenti sur essence, mais le retour au GPL a ramené une partie des défauts. Le petit tic-tic à chaud n’a pas bougé d’un poil, et le clac à froid que j’entends certains matins était encore là. Le trajet m’a donné un mieux perceptible, pas un moteur neuf.

Au contrôle des bougies, j’ai retrouvé un noircissement léger et uniforme sur la bougie du cylindre numéro 3, sans grosse calamine visible. J’ai vu moins de dépôts gras qu’avant, mais je n’en ai pas déduit seule une cause précise. À l’endoscope, la zone d’admission me paraissait simplement marquée, sans que je puisse conclure sur l’état exact du siège. J’ai noté ces observations, puis j’ai laissé le garage confirmer le diagnostic.

J’ai aussi testé, un soir, une dose versée un peu trop vite, et l’odeur à l’échappement est montée pendant les premiers kilomètres. Pas terrible, vraiment pas terrible. Je me suis sentie bête d’avoir cru qu’un surdosage donnerait un meilleur nettoyage. Le moteur n’a pas mieux repris, et cette pointe d’odeur m’a rappelé que le dosage à l’œil ne sert à rien.

Le moment charnière, celui qui pique

Le moment de bascule, je l’ai eu un matin très court, après 12 minutes de trajet urbain. Le ralenti est resté instable en mode GPL, avec les mêmes hésitations qu’avant, et le petit tic-tic à chaud n’a pas disparu. J’ai tourné la clé, j’ai attendu, puis j’ai regardé l’aiguille sans qu’elle se pose vraiment. Là, je me suis retrouvée face au même symptôme, malgré le plein traité.

Ce jour-là, j’ai compris que j’avais confondu encrassement et usure mécanique. Je n’avais pas vérifié le jeu aux soupapes avant, et j’avais laissé de côté cette piste parce que je pensais surtout aux dépôts. Mon travail, passionnée de mécanique m’a plusieurs fois appris qu’un moteur peut donner l’illusion d’être sale alors que le souci vient d’ailleurs. Sur le terrain, j’ai vu que ce raccourci mène droit à une déception.

Le tic-tac léger à chaud, que je soupçonnais d’abord lié à un dépôt, a été mis en relation par le garage avec un jeu aux soupapes trop serré. L’additif n’a évidemment pas corrigé ce point, et un siège de soupape fatigué ne se remet pas en état avec un simple flacon. Quand le moteur tourne mieux sur essence que sur GPL, j’ai fini par comprendre qu’il fallait un contrôle mécanique, pas un verdict à distance. Pour ce genre de contrôle, j’ai laissé un garage prendre le relais, parce que je n’ai pas l’outillage pour aller plus loin sans risque.

Mon verdict après ce test long et ce que je ferais différemment

Mon bilan, après 400 km et deux pleins d’observation, reste nuancé. Sur essence, j’ai gagné un ralenti un peu plus rond et moins de petits trous à bas régime, surtout sur les premiers kilomètres. Sur GPL, le comportement est revenu presque comme avant, avec la même sensibilité à froid et la même reprise creuse en côte. Le flacon a donc aidé un peu sur la partie essence, sans toucher le fond du problème.

Pour quelqu’un qui accepte de traiter ce produit comme un entretien léger, et non comme une réparation, je trouve qu’il garde un intérêt. Je le vois surtout pour une voiture GPL qui voit l’essence de façon régulière, ou pour un moteur récent qui ne présente pas de bruit suspect. Dans mon cas, quand la voiture tourne presque tout le temps au GPL, je préfère remettre de l’essence plus plusieurs fois et garder le circuit actif. Mon moteur m’a montré que le flacon sert mieux en prévention qu’en rattrapage.

Ce que je ferais différemment, c’est commencer par un contrôle du jeu aux soupapes avant d’acheter quoi que ce soit. J’aurais aussi évité de me fier au ressenti du premier plein, parce que l’essence fraîche et la route longue adoucissent déjà le fonctionnement. À la station TotalEnergies de Chalezeule, quand j’ai refait le plein après ce test, j’ai surtout retenu une chose simple : l’additif peut accompagner un entretien, mais il ne remplace ni un contrôle mécanique ni un vrai diagnostic quand le moteur change de voix.

Avatar de Florence Daucourt
La rédaction