J’ai comparé ma consommation GPL et essence pendant un mois

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Comparaison consommation GPL et essence sur un mois avec voiture moderne et carnet de notes

Ma consommation de GPL et d’essence m’a sauté aux yeux quand j’ai posé le ticket sur le capot, devant la station TotalEnergies de la rue de Dole, à Besançon. Passionnée de mécanique, j’ai décidé de comparer, pendant un mois, mes pleins d’essence puis de GPL sur les mêmes trajets. Je suis partie avec un carnet, le compteur partiel remis à zéro et l’idée de noter chaque litre, chaque euro et chaque kilomètre. Je voulais savoir si la facture suivait le volume, ou si le reçu racontait autre chose.

Comment j’ai organisé mon test entre trajets boulot, école et courses

Mes trajets ont vite pris un air de routine. J’ai fait le même aller-retour boulot-maison, puis l’école des enfants, puis les courses du soir, avec des écarts de 12 à 18 kilomètres selon la circulation. Je me suis retrouvée à rouler quatre jours sur cinq sur des routes de quartier, puis deux passages plus fluides sur la rocade. Quand mes deux adolescents avaient entraînement ou devoir à récupérer, je rajoutais un crochet de 6 kilomètres et je le notais à part.

J’ai relevé à chaque plein le kilométrage compteur, le total de litres, le prix payé et le carburant choisi. J’ai aussi remis le compteur partiel à zéro, parce qu’une fois je l’avais oublié et mes calculs étaient partis de travers. J’ai appris ce réflexe simple : si je ne note pas tout tout de suite, je perds la moitié des détails dans la journée. J’ai gardé les tickets dans la boîte à gants, avec un stylo, pour éviter de refaire les comptes de mémoire.

J’ai aussi regardé le niveau de la jauge, même si je m’en suis méfiée dès le départ. Sur mon système, le remplissage du réservoir GPL s’arrêtait vers la presque totalité du volume total, et j’ai fini par comprendre pourquoi le plein semblait court. La jauge restait calme longtemps, puis elle dégringolait sur les derniers quarts, sans la moindre logique visuelle. Je notais donc l’autonomie réelle au ticket, pas à la barrette verte.

Les premiers jours, la surprise de la différence entre litres et euros

Au bout de quelques jours, j’ai vu la première différence nette dans les litres. Sur 150 kilomètres, j’ai consommé 12 litres d’essence, puis 14 litres de GPL sur un trajet presque identique. Le volume montait, je l’ai vu tout de suite, mais le coût ne suivait pas le même chemin. Sur le ticket, l’essence m’a coûté 22,68 euros, alors que le GPL m’a laissé 13,72 euros à payer.

J’ai eu le déclic au moment du plein, quand le pistolet GPL a avalé plus de litres que mon plein d’essence habituel. J’ai été convaincue seulement quand j’ai refait le calcul au kilomètre, avec 0,15 euro par kilomètre en GPL contre 0,24 euro en essence. Ce jour-là, je me suis sentie un peu bête d’avoir regardé d’abord les litres seuls. Le reçu de caisse m’a parlé plus clairement que la jauge.

À la conduite, je n’ai presque rien senti après la bascule. Mon moteur démarrait à l’essence, puis passait au GPL quand il était chaud et que le régime se posait, sans à-coup marqué. Sur mes trajets calmes, la transition était invisible après deux ou trois minutes, mais le départ à froid restait bien en essence. J’ai noté que la conso essence ne tombait jamais à zéro, même quand je roulais au gaz.

La jauge GPL est restée figée à moitié pleine pendant presque 50 kilomètres avant de chuter brutalement, ce qui m’a fait craindre une panne sèche alors que le réservoir était encore loin d’être vide. Je l’ai vue passer de rassurante à nerveuse en quelques minutes, et j’ai compris que je ne pouvais pas m’y fier pour planifier un retour tardif. J’ai aussi noté que la chute des derniers quarts arrivait d’un coup, sans rapport avec les kilomètres déjà parcourus. Oui, je sais, je m’étais juré de ne plus faire confiance à cette barre.

Là où l’histoire a dérapé

Ce matin-là, j’ai roulé 7 kilomètres en ville, et le moteur est resté quasi intégralement en essence, ce qui a fait exploser la consommation essence sur ce plein et faussé toute ma comparaison. Il faisait frais, j’avais fait deux démarrages rapprochés, puis un arrêt devant l’école, et le GPL n’avait presque pas pris le relais. J’ai vu le ticket grimper alors que le trajet semblait ridicule. Ce faux départ m’a agacée pour de bon.

J’ai fini par comprendre le fonctionnement bicarburation sans me raconter d’histoire. Au démarrage à froid, mon moteur reste en essence, puis la bascule vers le GPL se fait quand il a pris sa température et que le ralenti devient stable. Ce détail change tout sur mes petits trajets, parce que le chauffage du moteur mange une part du gain. Quand je fais surtout de la ville, mon calcul se dégrade très vite.

Après ce trajet raté, j’ai changé ma méthode sans traîner. J’ai relevé systématiquement le kilométrage, les litres et le prix à chaque plein, puis j’ai comparé plusieurs pleins au lieu d’un seul. J’ai aussi laissé tomber les trajets trop courts pour ce test, parce qu’ils me donnaient une image fausse du GPL. Pour un doute sur le circuit GPL sous pression, je passe au garage, parce que je ne joue pas avec ça. Je ne suis pas mécanicienne certifiée, donc pour une réparation lourde, je passe par un professionnel agréé.

Trois semaines plus tard, la surprise des chiffres stabilisés et du vrai coût au kilomètre

Au bout de trois semaines, mes relevés ont commencé à se tenir. Les écarts entre mes pleins se sont tassés, et j’ai vu revenir des chiffres proches d’une semaine à l’autre sur les mêmes trajets. Sur route stabilisée, je tournais autour de 13,8 litres de GPL pour 160 kilomètres, puis 11,7 litres d’essence pour 158 kilomètres sur le même usage de base. Là, je ne me suis plus accrochée à la jauge, mais au total payé.

J’ai comparé quatre pleins successifs en gardant le même trajet scolaire et la même boucle courses. Plein 1, 12,1 litres d’essence pour 151 kilomètres et 22,88 euros, puis plein 2, 13,9 litres de GPL pour 153 kilomètres et 13,62 euros. Plein 3, 11,8 litres d’essence pour 149 kilomètres et 22,31 euros, puis plein 4, 14,2 litres de GPL pour 156 kilomètres et 13,90 euros. À chaque fois, le GPL buvait plus en volume, mais le ticket restait plus léger.

J’ai compris à ce moment-là que l’ordinateur de bord me racontait une histoire incomplète. Chez moi, il affichait encore une moyenne calée sur l’essence, alors que mes tickets montraient une autre réalité à la pompe. Deux fois, il m’a donné une valeur presque flatteuse, puis je l’ai contredite avec mes notes et le reçu. Je ne l’utilise plus que comme repère secondaire.

J’ai ensuite ajusté ma façon de rouler, sans chercher à faire des miracles. J’ai levé un peu le pied sur les premiers kilomètres, j’ai évité les redémarrages inutiles et j’ai rempli le réservoir au même niveau chaque fois. Depuis, je suis devenue plus régulière dans mes mesures, et je suis rentrée avec des chiffres plus propres. Mon bilan n’a pas changé sur le fond, mais il est devenu lisible.

Mon verdict sur ce mois de test : pour qui le gpl vaut vraiment le coup

Mon verdict tient en une phrase : le GPL m’a coûté moins cher au kilomètre, mais il m’a demandé plus de litres. Sur mes trajets réguliers et assez longs, j’ai vu une hausse de volume d’un peu plus de une petite part, par moments proche de un tiers environ, alors que la facture baissait franchement. Je sais que le ticket compte plus que l’impression. Au reçu, la différence restait nette : je voyais enfin ce que je payais vraiment.

Je garde pourtant deux limites en tête. Les trajets courts à froid m’ont plombé le mois, et la jauge GPL m’a déjà raconté n’importe quoi sur les derniers quarts. L’ordinateur de bord n’a pas mieux fait, parce qu’il restait calé sur l’essence dès que je lui faisais confiance. Pour ce genre de mesure, je préfère plusieurs pleins et des tickets alignés.

Pour quelqu’un qui accepte de rouler longtemps avant d’en voir le bénéfice, le GPL m’a paru intéressant. Pour moi, il colle à une voiture de tous les jours, avec des trajets réguliers, pas à un usage haché en ville. J’ai fermé mon carnet au ticket TotalEnergies de la rue de Dole avec un verdict simple : le GPL valait le coup sur mon mois de test, pas sur un coup d’œil rapide. Je suis restée sur cette conclusion, et je n’ai pas cherché à lui faire dire autre chose.

Avatar de Florence Daucourt
La rédaction